| Attaquer un réseau sans fil Wi-Fi protégé par WEP |
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| Articles - Tutoriels | |
| Écrit par Jean-Bernard KONDOSZEK | |
| Lundi, 02 Juin 2008 13:21 | |
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Après avoir conclu sur l'inefficacité du WEP à protéger les réseau sans fil Wi-Fi, il peut être tentant de passer de la théorie à la pratique en tester les capacités de protection de son réseau Wi-Fi personnel. Voyons un peu pas à pas comment tester et mettre à genoux le WEP.
/!\ ATTENTION /!\ Avant d'entrer dans le vif du sujet, il est nécessaire de présenter un minimum la configuration du réseau ainsi que le matériel utilisé dans ce tutoriel. Le but est de s'introduire dans le réseau Wi-Fi contrôlé par un modem-routeur de type "box" du provider (F.A.I. en français) Free sur lequel a été activé le Wi-Fi ainsi que le protocole WEP avec une clé d'une taille de 128 bits. Le SSID a été masqué pour augmenter la sécurité et un filtrage d'adresses MAC mis en place. Du côté du pirate informatique, on utilise un ordinateur portable de marque Asus, modèle M6ne, sur lequel repose une distribution Linux orientée sécurité et réseaux, la BackTrack 2.0 (version 3.0 actuellement en beta) en tant que système d'exploitation. Bien que ce portable possède déjà une carte Wi-Fi (certification centrino), on utilisera une autre carte, sur port PCMCIA, la NetGear WAG511 basée sur un chipset Atheros au lieu d'Intel pour la carte d'origine. L'unique raison est que le support BackTrack pour les Centrino ne permet pas l'utilisation avancée requise de la carte réseau pour ce tutoriel. De plus, un minimum de connaissances sur les systèmes Linux serais un avantage non négligeable qui faciliterais la compréhension. Maintenant passons aux choses sérieuses ! Pour se connecter à un réseau Wi-Fi, on a besoin de connaître le nom du réseau sans fil (SSID, masqué ici) et de la clé WEP. Dans notre cas, il va falloir en plus changer l'adresse MAC de notre portable en une adresse autorisée et donc, il faut en "emprunter" une. Débutons par le SSID. Pour cela, on utilise l'outil Kismet. Son installation faisait l'objet de nombreux tutoriels très bien réalisés sur Internet, je me contenterais uniquement d'expliquer son utilisation. Pour commencer je vais associer ma carte Wi-Fi à tous les réseaux sans fil et la lancer en mode monitor pour qu'elle écoute passivement les réseaux avec les deux commandes suivantes : bt ~ # iwconfig ath1 essid any Il suffit de lancer maintenant kismet et d'attendre quelques instants pour voir la liste des réseaux actuels : Name T W Ch Packts Flags IP Range Il y a donc deux réseaux actifs dans les parages : le premier est celui de mon voisin qui est crypté (couleur verte) par un codage autre que le WEP (colonne W, valeur O) et il s'agit d'un point d'accès (colonne T, valeur A). Le deuxième réseau me concerne puisque c'est celui de ma borne Wi-Fi. La couleur bleue indique que le SSID n'est pas diffusé mais il a quand même été obtenu. Enfin, le cryptage est le WEP (valeur Y). Si je selectionne mon réseau et que j'appuie sur C, j'obtiens la liste complète des clients connectés à celui-ci : T MAC Manuf Data Crypt Size IP Range On obtiens directement les informations sur les clients connectés, dont notamment l'adresse MAC (partiellement masquée par les XX intentionnellement) dont on a besoin pour contourner le filtrage d'adresse. On peut donc commencer l'opération pour trouver la clé WEP. Pour cela il faut stocker un maximum de paquets afin de récupérer les vecteurs d'initialisations (IV) car ce sont grâce à eux qu'un autre utilitaire va décrypter la clé WEP. Beaucoup de paquets sont donc nécessaires, plus de 1.000.000 dans notre cas (pour une clé de 128 bits). L'utilitaire airodump-ng va se charger de capturer dans un fichier tous les paquets du réseau : bt ~ # airodump-ng --write capturePaquetTest.cap -channel 11 --bssid XX:XX:XX:XX:XX:XX ath0 Par cette ligne de commande, on demande de lancer airodump-ng en enregistrant dans le fichier capturePaquetTest.cap tous les paquets qu'il capte. Le canal indiqué est celui de la borne, et le BSSID, totalement masqué ici, correspond à l'adresse MAC de ma Freebox (vous pouvez obtenir celui de votre borne toujours avec Kismet en appuyant sur I au lieu de C dans la liste des réseaux). Enfin le dernier paramètre coorespond à l'interface de ma carte Wi-Fi. Maintenant, pour faciliter l'obtention de paquets, on va augmenter le trafic en faisant une réinjection ARP, c'est-à-dire qu'on va relancer les paquets du protocole ARP captés sur le réseau, obligeant ainsi les différents clients à dialoguer pour conclure la communication ARP. L'utilitaire qui permet cette réinjection se nomme aireplay-ng. bt ~ # aireplay-ng -3 -e wi-free01 -b XX:XX:XX:XX:XX:XX -h 00:E0:4C:XX:XX:XX ath0 On retrouve ici quasiment les mêmes paramètres : le -3 correspond à la réinjection ARP, qui est suivi par le nom du réseau Wi-Fi, puis de l'adresse MAC de la borne, puis l'adresse MAC de mon portable (usurpée au client qui était connecté précédemment) et enfin l'interface de ma carte. Le message qui suit indique que l'adresse MAC donnée n'est pas la même que celle réelle (normal puique j'ai usurpée une autre adresse) et qu'il enregistre tout dans un fichier .cap. On voit également que la réinjection réussi plutôt bien. Dans le cas contraire, on peux utiliser aireplay pour desauthentifier un client connecté (option -0 au lieu de -3) pour générer une requête ARP. Pour plus d'informations, utilisez le manuel d'aireplay (accessible également sur Internet). Une fois que l'on a suffisament de paquets capturés, on peut lancer l'utilitaire aircrak-ng qui se charge de trouver la clé WEP à partir des IVs contenus dans les paquets capturés : bt ~ # aircrack-ng capturePaquetTest.cap Aircrack-ng renvoi alors la liste de tous les réseaux qu'il reçoit, il suffit de lui répondre par le numéro qui concerne le nôtre. Aircrack-ng se mets alors au travail. Puis au bout de quelques minutes, avec un peu de chance, il finit par donner la clé : Aircrack-ng 0. r214
KB depth byte(vote) KEY FOUND! [ C0:DE:C0:DE:C0:DE:C0:DE:C0:DE:C0:DE:C0 ] Il a fallut moins de dix minutes, montre en main, à aircrack-ng pour trouver la clé (avec un peu de chance évidemment). Ce tutoriel confirme bien que le WEP n'est pas une solution de sécurité viable, même associé à d'autres systèmes.
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